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Nucléaire canadienMercredi 28 Novembre 2007 à 16h13:10 GMT -4.00 Le Canada doit-il aller de l’avant avec l’énergie nucléaire ?
Les Québécois et les Canadiens, tout comme d'autres peuples, profitent d’un haut niveau de vie très énergivore. À l’avènement de l’épuisement de plusieurs ressources non renouvelables, d’autres sources d’énergie doivent donc s’imposer, car aucune société n’est intéressée à perdre ses facilités (niveau de confort) issues de la surabondance énergétique. Le Canada doit-il aller de l’avant avec l’énergie nucléaire? Sur un angle de vue strictement économique, il est de l’intérêt canadien d’exploiter cette source d’énergie. Mais on n’a rien sans rien! Les risques reliés à la radioactivité restent bien présents. Par contre, certaines menaces peuvent être tournées à notre avantage. Il est peu connu de la société que le Canada soit le premier exportateur mondial d’uranium. D’autant plus, le Canada exporte aussi une technologie de réacteur nucléaire très compétitive sur les marchés mondiaux, à savoir en Argentine, en Afrique du sud, en Roumanie, au Pakistan, en Inde, en Chine, en Coré, etc. On estime que les productions maximales de ressources non renouvelables seront pour bientôt: le pétrole en 2010-15, le gaz naturel en 2025-45, le charbon en 2025-35, l’uranium en 2025-35, etc. Tout comme le cas du pétrole, la pénurie imminente des ressources fait hausser les prix. En 1987, l’unité d’uranium se situait à 20 $US, tandis qu’aujourd’hui la même quantité vaut 115 $US. L’inflation de l’uranium n’a pas fini de monter car les spécialistes estiment que celle-ci grimpera à 215 $US d’ici 7 ans. Mise à part la matière brute, il faut aussi continuer à étudier et à développer de nouveaux réacteurs toujours plus performants et plus écologiques. Pour cela, il faut continuer à produire de l’électricité à l’aide de réacteurs nucléaires. Ainsi, le Canada et le Québec garderont leurs expertises dans le domaine. Bref, il est de notre intérêt d’aller de l’avant avec l’énergie atomique car les retombés économiques se mesurent en emplois.
Bien sûr, il y a un coût écologique associé à l’exploitation du nucléaire. Par exemple, les images passées et actuelles de l’explosion de la centrale à Tchernobyl continuent d’alimenter l’imaginaire. Tout de même, l’exploitation d’une centrale nucléaire reste sécuritaire, du moins en Occident, car probablement que les Russes avaient à l’époque une ambition bien plus haute que leur sens des responsabilités. La sécurité utilisée accusait une déficience en cas d’incapacité de contrôle de la température du réacteur. Il s’est produit soit une surchauffe du caloporteur, aussi nommé « eau légère de refroidissement », créant une surpression de vapeur, soit une radiolyse de celle-ci, divisant le réactif en hydrogène et en oxygène, provoquant une explosion de la dalle de béton sous le réacteur. Bref, l’incident de Tchernobyl n’a rien de nucléaire, mais cela est bien une explosion chimique au point de départ. La chaîne d’explosion a tout de même eu un impact nucléaire en provoquant une bombe sale lors de la déflagration. Pour les technologies contemporaines occidentales, les concepteurs font attention à ce genre de détail. Pour reprendre le même point de débat, si surchauffe il y a, les réacteurs occidentaux tombent d’eux-mêmes dans un bain, le refroidissant ainsi, par la fonte de tuyaux hydrauliques. Comme quoi, les Canadiens et les Québécois n’ont pas à être hantés par la peur d’une éradication causée par une maladresse.
Mais il n’y a pas que ça dans les connaissances et l’imaginaire collectifs. Les déchets radioactifs polluent tout de même la nature, soit par l’uranium usé, le matériel contaminé ou les rejets environnementaux. Il faut donc éclaircir chaque point pour en avoir une bonne compréhension. Primo, la vie ne peut exister sans un minimum de radioactivité. Par contre, il faut jauger les émanations afin de rester dans une limite vitale acceptable. Saviez-vous que tous les militaires canadiens, même ceux à la base de Bagotville, sont radioactifs à cause de la proximité des armements? L’armée a arrêté de contrôler ses employés pour ne pas alarmer inutilement la population. De plus, avec les nouvelles technologies de réacteur, les rejets environnementaux tendent à s’atténuer avec des émanations écologiquement respectables. De plus, la technologie canadienne, CANDU, ne requiert pas d’uranium enrichi. De ce constat, elle peut consommer n’importe quel déchet à forte émanation atomique. Par conséquent, au lieu de consommer de l’uranium brut, la Canada pourrait importer les déchets radioactifs des autres pays, ceux qui exploitent une technologie française ou russe. Pour les autres déchets, il est possible de les entreposer de façon sécuritaire car la durée de la menace n’est que de deux à trois cents ans. Bref, les Canadiens ont le choix entre la production de gaz à effet de serre ou l’utilisation d’une énergie nucléaire maintenant propre.
Pour clôre, il est primordial que le Canada fonce vers le marché nucléaire pour assurer un futur économique intéressant aux prochaines générations. Il va de soi aussi que nous devons faire preuve d'un sens des responsabilités des plus écologique. Pour ce faire, il est toutefois recommandé d’importer des déchets radioactifs provenant de pays utilisant une autre technologie afin d'assurer une désintoxication de la Terre. De toute façon, même si un jour, il y aura pénurie ou même épuisement d'uranium, le marché subsistera quand même avec l’émergence de nouveaux matériaux radioactifs, qu’ils soient terriens ou lunaires.
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