Vendredi 02 Novembre 2007 à 14h59:07 GMT -4.00
Résumé du texte : La menace bitumineuse,
L'Actualité, Vol: 31 No: 16, 15 octobre 2006, p. 68
Les industries reliées à l’exploitation du sable bitumineux est gigantesque. Par exemple, un seul camion transporteur brûle 500 litres de diesel chaque jour. Et ce n’est pas sans parler du parc d’extraction, employant beaucoup de ces camions. Cette démonstration de chantier reflète l’astronomique somme d’argent, enjeu dans le commerce du sable bitumineux.
Cette filière économique produit beaucoup de gaz à effet de serre (GES), et cela s’empire de plus en plus, éloignant le Canada du Protocole de Kyoto. Par contre, il est soulevé que la population moyenne connaît peu les répercussions économiques. Mise à part l’étape de transport du « Noir » vers le centre d’affinement, il faut immerger les grains dans une grande quantité d’eau chaude, et brayer la nouvelle solution. Le résidu visqueux noir récolté à la fin du traitement est acheminé à un complexe pétrochimique pour suivre le reste des traitements afin de finir par vendre de l’essence à la pompe.
Plusieurs verts exigent un moratoire sur tout nouveau projet bitumineux afin de trouver des meilleures solutions. Le gouvernement ne peut accepter ces revendications environnementales (secondées par 91 % des albertains), car ses mains sont liées par la représentation monétaire de ce marché. La société actuelle ne peut rien faire sans pétrole car toute l’économie est en relation avec cette forme d’énergie.
L’extraction du sable bitumineux a tout de même quelques points forts à propos des efforts environnementaux. Contrairement à d’autres pays qui possèdent cette même ressource, l’exploitation bitumineuse s’accepte beaucoup mieux dans une société canadienne soumise aux normes environnementales élevées. De plus, les industries s’efforcent d’améliorer le rendement carbonique du baril de pétrole obtenu. Est-ce assez pour que Dame Nature absout les torts causés par l’effet cumulatif de l’exploitation? Avec la situation financière de l’Alberta, la province pourrait devenir un modèle de développement durable.
Mon commentaire
Ce merveilleux texte de l’Actualité exprime une dure réalité de la politiqu. Les gouvernements sont mal pris vis-à-vis les forces qui l’entourent. Lorsque les parties sont dans l’opposition, ils parlent fort, mais quand l’un d’entre eux constitue le gouvernement, il est beaucoup moins bavard. C’est un problème qui revient systématiquement peut importe le niveau de palier politique. En somme, OUI les sables bitumineux ne sont pas la solution, et OUI les gouvernements sont mal pris dans l’inertie de leur milieu de travail.