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Secourisme

mardi 02 Decembre 2008 à 20h05:53 GMT -4.00

Secourisme  

Il peut arriver dans certaines situations qu’on ne se souhaite pas vivre, que vous ayez à sauver une personne.  Avant de pratiquer une éclisse, ou d'amener le blessé à l'urgence, il faut veiller à stabiliser son état et s'assurer qu'il n'y a pas d'autres blessés.  Ainsi, ce billet donne quelques points à vérifier avant de commencer un traitement improvisé.

1)     Évaluation prioritaire d’un blessé 

a)     Évaluation de la scène d’accident   

Malgré toute la bonne volonté du secouriste, les premières décisions doivent se faire loin du blessé et de la scène d’accident.  Si vous posséder une montre, remarquez l’heure.  Bien que cela semble étrange de commencer de même,  l’heure de l’événement sera très appréciée des ambulanciers, infirmiers et médecins qui devront rediagnostiquer le blessé.

Même si le secouriste agit avec altruisme, cela n’empêche pas qu’il se doit de penser à sa propre santé en premier lieu.  On ne connait pas les maladies que le blessé peut porter.  Ainsi, enfilez toujours des gans de médecin si possible.

Vérifiez tous risques pour les secouristes et autres personnes.  Plusieurs dangers susceptibles sont à énumérer : est-ce qu’il y a un gaz asphyxiant et/ou toxique? Est-ce qu’il y a du courant électrique?  Est-ce qu’il y a des voitures ou autres unités en mouvement qui risque d’entrer en collision?  Est-ce qu’il y a un danger de noyade?  Est-ce que des machines tournantes sont en marche.  En de tels cas de danger, prenez vos précautions.  Dans le doute, « asseyez-vous sur une bûche » et réfléchissez de quelle manière vous pouvez inactivez les dangers.  Demander de l’aide au besoin.  Il ne faut surtout pas mettre en danger d’autres personnes.

Après toutes les étapes de pensées énumérées ci-haut, vous devriez-vous avoir compris le scénario de la mécanique de l’accident.  Vous devriez aussi être capable d’estimer le nombre de personnes impliquées.  S’il y a plus d’un blessé à traiter, demandez de l’aide.  Dans le pire des cas, vous êtes de facto obligé de trier les priorités. 

La couleur de la peau peut vous donnez une grande quantité d’information sur l’état du blessé.  Normalement, la peau a une teinte rosée et elle est sec.  Au contraire, si elle est blanche et moite, c’est que le blessé est en état de choc.  L’état de choc est une situation psychologique ou physiologique (hypoglycémie, hémorragie interne ou externe) qui entraine un mauvais apport de sang aux cellules cérébrales.  C’est extrêmement dangereux.  Si la peau est bleue, c’est que le blessé manque d’air.  Prévoyez un moyen de lui donnez de l’oxygène : soit le sortir de la chambre à gaz, soit lui déboucher les voix respiratoires, soit l’aider à s’administrer de l’Épipène contre ses allergies graves…

La dernière étape, avant de prendre contact avec le blessé, est de se conscientiser du comportement du blessé : Calme, confus, agité…  Cela donne beaucoup d’information sur l’accident et les éventuels premiers soins.

b)    Prise du contact avec le blessé   

Approchez le blessé de face.  Un peu comme un animal blessé, cela est réconfortant de pouvoir savoir ce qu’il se passe autour de soi.  Profitez-en pour évaluer son état de conscience (est-il alerte, semble-t-il réagir aux mots prononcés, devez-vous le pincer pour obtenir une réaction, ou est-il profondément inconscient). 

Dans le cas où le blessé est profondément inconscient et que vous êtes en situation de triage, vérifié s'il respire et s'il a un pouls.  Si un des blessés ne respire pas et n'ont pas de pouls, ils sont tenus comme cliniquement mort ; les chances de réanimer un blessé sont minces vis-à-vis celles de sauver un autre blessé grave.  Et j'insiste sur le mot "grave".  Nous ne savons pas depuis combien de minutes cette personne ne respire plus.  Cela risque d'en choquer quelques-uns, mais il faut comprendre qu'une simple personne ne peut que difficilement réanimer une personne dans un endroit hors de l'hôpital pour toutes sortes de raisons : connaissances médicales pauvres, effectif réduit, mal équipé (oxygène, défibrilisateur...)  Remarquez s’il y a une importante hémorragie.  Lorsqu’on parle d’hémorragie, on parle d’une perte abondante de sang qui peut causer la mort si elle n’est pas traitée rapidement.  Dans un tel cas, vous verrez une mare de sang sous le blessé.  Il est recommandé de commencer le traitement d'un autre patient qui a une hémorragie externe.

S’il est alerte, commencer par vous présenter.  La politesse est de mise même en cas d’urgence.  Le blessé veut savoir vos intensions et vos qualifications en premiers soins.  Demandez-lui la permission d’intervenir.  Bien sûr que s’il est inconscient, c’est la loi du bon samaritain qui prime.

i)        Évaluation verbale   

Prévenez le blessé, en lui expliquant que vous allez le diagnostiquer pour dresser un tableau de la situation, de ne pas bouger.  Demandez son nom (et retenez-le).  Même en situation d’urgence, il est important de créer un bon contact entre le blessé et le secouriste.  Encore une fois, dite-lui de ne pas bouger en insistant sur la tête, le temps de vérifier la colonne vertébrale.  Il ne sait peut-être pas qu'il a une blessure là.

Demandez-lui ce qui s’est arrivé.  Vos pourriez suspecter d’autres blessures plus grave à soigner.  Demandez-lui de prendre une grande respiration et observez-le.  Demandez-lui si le fait de respirer profondément lui fait mal.  Il peut avoir une douleur aux côtes, à l’estomac, au dos, au diaphragme…  Vérifiez immédiatement le cause de son mal dans un tel cas, et traitez-là sommairement pour l'instant.

Même si vous voyez un autre blessure, il n’est pas encore le temps de la traiter complètement.  Considérez où il a mal et vérifiez la plaie principale.  Vérifiez le pouls, la motricité et la sensation du membre blessé en comparant les informations du côté proximal et distal de la plaie.  En cas d’hémorragie, soignez sommairement la blessure pour contrôler la perte de sang.

Afin de diagnostiquer rapidement un cas de colonne, demandez-lui s’il ressent des douleurs ou des picotements dans la colonne vertébrale ou le cou.  Contre-vérifiez l’information en lui demandant s’il est capable de bouger ses doigts et ses orteils. 

c)     Évaluation des signes vitaux   

À cette étape, rien n’est quantifié, et tout est qualifié.  C’est ce que l’on nomme l’ABCDPH.  Ainsi :

 

 

 

Assurez-vous que les voies respiratoires sont dégagées

 

B - C

Qualifiez son pouls et évaluer le rythme la respiration (rythme, volume) par la même occasion en écoutant, regardant et en ressentant.  On suggère la même occasion donner au blessé l’occasion inconsciente de brouiller la mesure.

 

 

 

D

Revérifiez son niveau de conscience en lui posant une question d’ordre générale (son dernier repas, où il est…)

 

P

Touchez à sa peau avec le dos de la main puisqu’il y est facile de tirer un bout de gan.  Normalement, la peau doit être chaude et sec.  Si elle est froide, c’est que le blessé souffre soit d’hypothermie,  soit d’un manque de sang dans cette partie du corps.  Comparez la température au front et côté distal de la plaie.

 

 

 

H

En regardant les ceux anatomiques et le sol, revérifiez s’il n’y a pas d’hémorragie.

 

d)     Évaluation rapide des régions critiques 

L’évaluation prioritaire des zones énumérées ci-dessous correspond à l’évaluation systématique de toutes conditions qui menacent la vie du patient. Subséquemment, vérifiez, en touchant de vos mains gantées, s’il y a difformités, contusions, éraflures, plaies pénétrantes, mouvements paradoxaux, brûlures, lacérations, enflure.

 

Le thorax

En plus d’évaluez s’il y a sensibilité, instabilité, crépitement, portez une attention particulière à emphysème sous-cutané pour le cas du thorax.  Cela signifierait un cas de pneumothorax.

 

L’abdomen

 

 

 

 Évaluez s’il y a sensibilité, rigidité, protection.  Une telle réaction du corps correspondrait à une hémorragie interne.

 

 

Le cou

Évaluez s’il y a sensibilité, instabilité, crépitement.

 

 Remarquez s’il porte un collier Médic-Alerte

 

 Vérifiez si le patient est incontinence au passage du bassin, car en cas de graves hémorragies internes, le cops évacue tous déchet pour limiter l’infection. 

Finalement, envisagez la possibilité d’une hémorragie lors de la vérification du fémur puisqu’il y a une grande quantité de sang circule dans les cuisses.  

 

 

 

 

 

Le dos

 

 

Le bassin


Le fémur

 

i)        Choix du transport   

Tout dépendant de l’état du blessé, vous devez décider si le transport est hâtif ou non.  Vaux mieux donner un meilleur traitement maintenant que plus tard pour le soulager le blessé.  Par contre, certaines situations exigent un transport hâtif, car le secouriste, même s’il est ambulancier de formation, ne bénéficie pas des connaissances minimales et des équipements nécessaires pour stabiliser l’état du patient.  D’autre part, quelques conditions sont critiques au transport du blessé. 

 

·        Continuez la réanimation si cela est nécessaire

·        Stabilisez toutes blessures si cela est nécessaire

·        Donnez de l’oxygène, s’il est disponible

·        Planchez-le en cas de colonne, de bassin ou de fémur fracturé

Grosso modo, si vous décelez quelque chose de grave dans les points critiques de l’évaluation prioritaire, c’est un transport hâtif.

 

 

 

 Voir la suite : 

http://intellectuelbouffon.lemultiblog.com/Secourisme-2-2021.php





Vendredi 02 Janvier 2009Modifié le

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