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Syndicalisme étudiantmardi 05 Aout 2008 à 12h04:39 GMT -4.00Syndicalisme étudiant La syndicalisation des étudiants employés de l’UQAC vient de franchir une nouvelle étape suite à plusieurs mois de dur labeur. Selon le communiqué du 28 mai dernier, ces 400 assistants d'enseignements (AE) ont maintenant leur syndicat après avoir voté à plus de 89% en faveur de l'adhésion à l'Alliance de Deux unités d’accréditations, un même syndicat Rappelons-nous que le projet de syndicalisation est divisé en deux unités d’accréditation : les assistants d’enseignement et les assistants de recherche. Il a été décidé de scinder le groupe de travailleur en deux unités d’accréditation au sein d’un même syndicat afin de mieux tenir compte de leurs similitudes et différences, à savoir les réalités budgétaires, la santé et sécurité au travail, et l’œuvre, etcetera. Les assistants d’enseignement signent leurs contrats auprès d’un responsable budgétaire du département en question : Mathématiques, sciences appliquées, lettre… Ils ont pour objectifs principaux de corriger des examens, d’enseigner en classe, ou de superviser les laboratoires pratiques. Les assistants de recherche, quant à eux, signent leur(s) contrat(s) au près d’un professeur détenant souvent une chaire de recherche. Leurs rôles sont d’assister le professeur dans ses recherches en trouvant des articles scientifiques, en pratiquants des manipulations laborantines, en concevant des prototypes, en analysant des résultats, etcetera. Mais rappelons-le, tous ces travailleurs ont le même employeur : l’UQAC, car les contrats sont traités par le service des finances, et que les employés reçoivent un T4 unique pour toutes les tâches travaillées de l’année durant. État de la situation Dans un processus de syndicalisation, la première étape consiste à faire signer le maximum de carte d’adhérence. Ensuite, le dossier est envoyé à la commission des relations de travail afin qu’elle analyse le prorata de signataire et l’acceptabilité de la demande. Si la majorité des travailleurs ont signé la carte d’adhérence (donc une majorité en accord avec la syndicalisation), l’accréditation est automatiquement acceptée. Par contre, s’il y a entre 35 et 50% de signataire, un vote est organisé où la majorité absolu des travailleurs doivent répondre positivement. Notez qu’une absence de réponse est systématiquement considérée comme négative. C’est justement cette étape que les assistants de recherche viennent de franchir avec un taux relatif à 89%. Le dossier des assistants de recherche fait encore débat sur l’acceptabilité de la demande. Il faut démontrer légalement qui est réellement leur employeur ; un abus de langage à l’UQAC est le mot –bourse-. Certains reçoivent réellement une bourse, et d’autres reçoivent un salaire alors que le professeur qui les a engagé leur ont affirmé, très probablement de bonne foi, qu’il s’agissait d’une bourse. Selon les informations recueillies, si vous recevez un T4 de l’université pour fin de votre déclaration de revenu, c’est que vous recevez un salaire. D’autre part, il est sûr que l’enveloppe budgétaire détenue par un professeur n’est pas aussi bien garnie que celle des départements d’enseignement. D’un autre côté, les chaires de recherche québécoises reçoivent une grande part de leur budget directement de l’université : environnant les 65% pour celles en sciences pures et 50% en sciences humaines, selon les chiffres officiels discutés discuté cet été devant la commissaire des relations de travail du dossier. Le reste de l’argent provient de subventions publiques ou privées. Rôles des syndicats C’est bien beau tout ces chiffres, et tous ces états de situations, mais quelles sont les rôles des syndicats, et surtout dans une université? Commençons par énumérer les rôles généraux :
Des valeurs très modernes Beaucoup d’abus syndicaux s’est vu dans le passé, d’où leur mauvaise cote dans les médias. Il est facile de lever une foule contre son patron afin de partir une grève pour des raisons à ne plus finir. Grèves qui sont, des fois, subventionnées par l’employeur lui-même pour toutes sortes de raison de haute-finance. Dans d’autres cas, les grèves venaient simplement d’un manque de savoir vivre qui provoque des frustrations latentes. Dans tous ces tabous, le syndicalisme étudiant se veut une éducation au savoir vivre syndical. Par exemple, le syndicat en formation veut laisser une -libre gestion- des employés par l’employeur. C’est l’employeur qui choisi de garder ou pas son employé, et choisi l’emploi qu’il occupera. En termes généraux, il n’y a pas de meilleur juge qu’un employeur à la rentabilité d’une entreprise : ici la qualité d’assistant de recherche ou la qualité d’assistant d’enseignement, en passant par les connaissances scientifiques et la fiabilité du candidat. Autrement dit, un syndicat n’a pas sa place dans la gestion d’employé : l’ancienneté ne fait donc pas partie des valeurs voulant être véhiculée. C’est d’ailleurs un nouveau courant européen nommé la –flexigestion-.
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